Ma copine consomme de la coke éventuellement et elle ne compte pas en arrêter. D’après elle « si j’en prends 3 ou 4 fois à l’année ce n’est pas la fin du monde ». Je n’ai pas de raisons pour penser qu’elle en prend plus que ce qu’elle dit en prendre, soit très rarement. Sauf que pour moi, même 3 ou 4 par an, ça reste inacceptable et ça me perturbe et ça touche notre relation…Ai-je tort? Y a t’il un moyen de démystifier une consommation éventuelle de cocaïne? Elle m’a déjà dit que c’est à moi de chercher un moyen de gérer mes ressentis, mais pour moi ça aurait un peu l’air d’un monde à l’envers…Quels conseils pourriez-vous me donner? Merci beaucoup

SafeZone.ch a répondu à cette question:

Pour votre copine, cette consommation de cocaïne n’est pas problématique car elle est occasionnelle. De votre côté, cette consommation n’est pas acceptable car vous avez probablement des inquiétudes par rapport à celle-ci. Vous n’êtes pas en accord sur ce sujet car vous n’avez pas les mêmes représentations par rapport à cette consommation et les discussions sur ce sujet peuvent devenir compliquées.

Une consommation de cocaïne, même occasionnelle, agit sur le corps (augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, constriction des vaisseaux sanguins) et peut engendrer des problèmes de santé. Il est difficile de prédire les risques de devenir dépendant car cela dépend de plusieurs facteurs, mais en consommant on s’expose au risque d’une accoutumance et de développer une dépendance psychologique.

Vous trouverez plus d’informations sur les effets, les dosages, les risques (à court et à long terme) et des conseils pratiques « safe use » sur : https://fr.know-drugs.ch/substances/cocaine/13

En tant que proche, vous pouvez bénéficier d’un accompagnement personnalisé, de manière anonyme et sécurisé, à travers la consultation Safezone ou auprès d’un centre d’addiction proche de chez vous, vous trouverez les adresses sur le lien : Index - suchtindex.ch (infodrog.ch).

Peut-être pourriez-vous prendre un moment, dans un climat agréable, pour ouvrir un dialogue constructif où chacun de vous pourra donner son point de vue et ses ressentis en parlant en « je » sans banalisation, ni stigmatisation. Si la discussion vous semble difficile et que votre copine est d’accord, vous pouvez faire appel à un professionnel pour un entretien à 3 pour aborder le sujet de la consommation et faciliter l’échange entre vous.


Autres questions des proches

Bonjour, mon meilleur ami a une addiction severe a plusieurs drogues comme la ketamine, la cocaine, l'alcohol...etc. ses addictions ont commencé à influencer ses capacités drastiquement et pose quelques soucis dans le contexte de notre amitié. J'aimerais pouvoir l'aider à aller mieux, et je pense que des reunions d'addictes anonymes pourrait etre le mieux pour iel. Iel a peur des docteurs qui l'hospitalise souvent dans des endroits abusif, donc l'anonymat d'un groupe pourrait le rassurer. Probleme, je n'ai pas réussis à trouvé de groupes dans sa region pour les addictions à des drogues dures. Pourriez-vous me dire s'il y a des groupes de ce genre dans le canton de fribourg? Merci d'avance!

Comment puis-je aider mon beau-frère qui est dépendant du jeu? Ma sœur m’a dit qu’il a emprunté de l'argent à ses parents et à des amis communs. Il a un rendez-vous dans un centre spécialisé dans les dépendances, mais nous craignons qu'il se taise sur le plus important.

Mon copain m'a avoué qu'il consommait de la cocaïne depuis un an. Je suis souvent en voyage d'affaires. Est-il possible que de la cocaïne se colle sur moi et que je me fasse arrêter à la douane si un chien détecteur de drogue le remarque?

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